Avancer dans son parcours, se former et prendre soin de sa santé : depuis 2019, Selenay mène deux vies de front. En semaine, elle suit un cursus en droit international. Le week-end, elle travaille en intérim.
Pourquoi choisir l’intérim quand on est étudiante ?
C’est la souplesse du travail temporaire qui a convaincu Selenay. « Quand on est étudiante, on a besoin de flexibilité. On peut mettre fin au contrat pendant une période d’examen puis reprendre quand on est pleinement disponible. »
En mars 2025, avec Abalone, son parcours prend un autre tournant.
Une formation CACES R485 pour changer de cap
Dès le premier rendez-vous, l’équipe de l’agence prend le temps de l’écouter. On parle de ses disponibilités, mais aussi de ses études, de ses contraintes et de ce qu’elle veut construire. « On a vraiment échangé. On m’a écoutée, on a cru en moi. »
Selenay possède déjà un premier CACES : l’agence lui propose de passer le CACES R485 catégorie 2. Cette formation, construite avec l’aide de notre partenaire Quasar, lui permet de devenir préparatrice de commandes en entrepôt, le samedi et le dimanche uniquement — et de se consacrer à ses études la semaine.
Un accompagnement d’Abalone sur toute la durée de la mission
L’accompagnement ne s’arrête pas à la formation. Pendant une pause de sa mission, l’agence lui trouve un poste de surveillante, adapté à son emploi du temps étudiant, pour qu’elle ne reste pas sans revenus. Elle reprend ensuite la préparation de commandes.
Pour Selenay, ce suivi change tout : un revenu régulier, une compétence reconnue, et des études qui avancent sans avoir à choisir.
Trouver son équilibre entre études et travail
Les semaines sont denses, et il faut parfois négocier une absence en cours. Pour souffler, Selenay fait de la natation. « Ça met le cerveau en pause. » Elle lit, écrit, danse, et s’engage pour la défense des droits des femmes.
Octobre Rose : oser prendre soin de sa santé
Prendre soin de sa santé fait partie de ses priorités. Selenay vit avec un SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) et en parle sans détour pour encourager les autres. « Il faut voir les médecins, se faire contrôler, poser la moindre question. Il n’y a aucune honte à avoir. »
En ce mois d’Octobre Rose, ses mots résonnent particulièrement. Le dépistage du cancer du sein repose sur la même idée : ne pas attendre, oser en parler, s’accorder ce temps même quand l’agenda déborde. Selenay le résume à sa façon : « Voir du monde, ses collègues, c’est ce qui nous permet de tenir. »
Parler de sa santé, c’est déjà commencer à en prendre soin.